Retour sur la mort de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello

La perte de deux commandos Marine (et pas n’importe lesquels) pour deux larves (à en juger par leur piteuse photo) ayant fait preuve d’une imprudence coupable est un gâchis qui provoque un immense dégout. Voilà d’un côté deux hommes qui ont surmontés des épreuves longues, âpres et difficiles pour arriver à rejoindre une unité dont l’excellence suscite partout l’envie et admiration. De l’autre, nous avons deux hommasse mous, enseignants et homosexuels, soit la définition même de l’homme post-moderne, ectoplasme informe sans talent ni mérite, se laissant dériver sur un vaste étang de merde. Jugeant les gens à leur mérite personnel (physique, intellectuel et mental) et ayant un immense respect pour le commando Hubert, je considère personnellement que le petit doigt d’un de ces commandos avait plus de valeur que la vie de petits profs sans épaisseur, mais ça n’engage que moi. 

téléchargé

Néanmoins, le recul amène aux réflexions suivantes :

Le commando Hubert est spécialisé dans le contre-terrorisme et la libération d’otages (CTLO, comme les CDO Jaubert, Trepel et de Monfort, avec la dimension subaquatique et nageur de combat en plus), on y entre pas par hasard et ces hommes connaissent pertinemment les risques. Ils étaient conscients du fait qu’ils ne choisiront pas les otages qu’ils seront amené à libérer ou des personnalités à exfiltrer : ce ne sera pas toujours une belle journaliste aux yeux de biche ou le général Aoun comme en 1991. Ces hommes le savent et l’acceptent, même s’ils pestent à raison sur les journalistes et touristes inconscients mettant leur vie en danger.

En rentrant dans ce type d’unité, la mort est une perspective que l’on « accepte » et que l’on est amené à côtoyer : on l’accepte comme risque opérationnel d’une part et comme notion sacrificielle d’autre part : on n’est jamais pleinement certain de revenir quand l’hélicoptère décolle, même si le mantra et l’ »horizon » est de revenir avec autant d’hommes qu’au départ. Si les opérateurs du commando Hubert n’ont aucune intention de traiter leur vie avec légèreté et ne sont pas des cowboys prêt à tirer a découvert pour la beauté du geste, ils savent pourquoi ils font ce métier et en connaissent les dangers. Aussi tragique que ça paraisse dans ce contexte précis, ils sont donc morts en faisant leur métier, qu’ils aimaient et pour lequel ils ont beaucoup sacrifié. Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello sont partis en guerriers, debout, les armes à la main et entourés de leurs camarades. Ils ont donc quitté ce monde en cohérence avec ce qu’ils sont et ce qu’ils voulaient être. N’est ce pas là le plus important ?

Il reste à déterminer les circonstances de la décision et de la planification de l’opération (je n’ai aucun élément à ce sujet pour le moment). Si l’opération a été mise au point avec la rigueur et le degré d’anticipation qui lui sied, je ne vois pas de raison de politiser l’affaire à outrance. Les forces spéciales sont un « outil technique » et ne se mêlent pas de politique, même si leur usage l’est de fait (tarte à la crème Clausewitzienne). Si je doute personnellement que beaucoup de commandos votent Hamon, certains mécanismes humains immuables reprennent leur droit au combat. Au-delà du sens et de la légitimité de la mission (je sais que beaucoup de militaires ne sont pas spécialement fiers de la Lybie) ce qui compte réellement c’est le groupe, le camarade à sa droite et celui à sa gauche, surtout dans ce type d’unité ou les liens sont particulièrement étroits du fait du parcours commun et du respect mutuel.

Publicités

Pierre Sautarel où le mirage de la respectabilité

Pourquoi les prises de positions d’une certaine frange de l’ «extrême droite » trahissent la vacuité de leur prétention à la respectabilité, et à une supposée prise de distance avec le marasme des automatisme « dissidents ».

L’administrateur du site FdeSouche a provoqué une levée de boucliers après avoir pris position en faveur de frappes françaises, et plus largement, « occidentales », contre le gouvernement de Damas.

Sur le cas syrien, Sautarel fait montre d’un pseudo « occidentalisme », à la mode sur quelques plateformes récentes, et qui se définit comme une réaction face aux excès et au caractère systématique du logiciel dissident traditionnel, largement hérité d’ER.

On comprend sans peine qu’à force d’arpenter twitter, Sautarel soit fatigué des tweets génériques et prévisibles des jean-dissidents :

« Micron bombarde la syrie au lieu de s’occupé des fichés S !!!!??? »

La légitime exaspération face aux cascades d' »analyses » twittereques ne doit cependant pas conduire à adopter une quelconque complaisance pour le discours inverse : celui qui se drape dans le confort de l’officiel et méprise de sa superbe l’odorante fosse à complotistes.

Outre les deux questions essentielles de la réalité de ces attaques chimiques, et de la responsabilité de l’armée syrienne dans l’utilisation de telles armes,  tachons d’analyser la question des frappes de manière froide et pragmatique, avec l’utilitarisme décomplexé dont se prévalent les hérauts d’une intervention :

Où est l’intérêt (militaire, économique, stratégique) pour la France de participer à ces frappes ? Mes ultérieurs détracteurs répondront : il s’agit de réaffirmer sa puissance et de ne pas perdre la face ? Oui mais à quel prix ? Celui d’une perte de crédibilité si la responsabilité desdites attaques vient à être sérieusement remise en cause ? C’est absurde, et on sent que l’argumentation – qui ne repose que sur le symbole dans la mesure où il ne s’agit que de bombardements « de principe », – est poussive et peu convaincante.

Par ailleurs, il ne manque pas de sel de voir celui qui revendique une finesse d’analyse à travers cette position (« iconoclaste » par rapport à son audience) retweeter des propos aussi bêtes que les suivants, qui disent en substance : « en Syrie ce sont des bougnoules qui s’entretuent ».

ScreenHunter_2572 Apr. 15 14.13
Affligeant de bêtise : comme si le complexe conflit syrien avait quoique ce soit a voir avec un massacre entre tribus…

Cette apparent appétit à rallier un discours plus « officiel » n’est pas surprenant. Pierre Sautarel est en effet un homme de paradoxe, et son rapport à certaines étiquettes politiques ressemble a s’y méprendre au refus buté d’un âne à qui on demande de traverser un  ruisseau.

Sachez-le, Sautarel ne se considère pas comme un « faf », ou un « facho », et ne veux rien avoir à voir avec ce qu’on appelle l’ « extrême droite », terme qui désigne en réalité un imbroglio hétéroclite, souvent pathétique et parfois amusant. Ce magma politique a néanmoins un dénominateur commun systématique : celui de la critique de l’immigration et de l’opposition à celle-ci.

ScreenHunter_2573 Apr. 15 14.47
Tout ça pour ça…

Or, le site de M. Sautarel, FdeSouche, s’inscrit sans l’ombre  d’un doute dans cette mouvance. En effet, cette plateforme s’emploie non sans succès à cataloguer inlassablement le caractère urticant du vivre ensemble, et ses titres se ressemblent jusqu’à provoquer une lassitude désabusée :

Montepllier : karim insulte un retraité et le frappe a coup d’extincteur

Lille: violée sur un parking par un « mineur isolé », elle est accusée de racisme

On le comprend, FdeSouche pourrait sans peine être remplacé par un algorithme, tant il ne s’agit que d’un inventaire de faits divers parus dans la presse, sans l’once d’un contenu propre. Mais la n’est pas le propos. Le rejet viscéral de Sautarel face a tout étiquetage comme « facho » a ceci de désespérément comique que lui et son site son perçus comme tel par la totalité des médias et du public.

C’est un fait qui ne sert à rien de nier : parlez de « FdeSouche » à votre collègue moyen et voyez le résultat !
Sautarel sait-il qu’il est la vedette d’un livre consacré à la « fachosphère » ?
Est-il cité ou relayé par des partis politiques, y compris le Front National ?
Qu’a –t-il obtenu après tant d’années de quête de respectabilité ?

Outre ce paradoxe, il est intéressant de souligner que Sautarel appartient à une certaine « droite » qui s’époumone à dénoncer certains phénomènes sociaux (féminisme, culture de l’excuse, ethnomasochisme) en feignant d’en ignorer l’origine. Un peu d’honnêteté  intellectuelle et de lucidité permet pourtant d’identifier rapidement l’indéniable origine communautaire des frénésies déconstructrices, qui sont à l’origine de l’affaissement moral de l’occident (Judith Butler et sa cohorte de féministes névrosées, Ecole de Frankfort, Saul Alinsky…). Entre être un monomaniaque ryssenien et nier des tendances aussi lourde, il y a un monde. En effet, on ne lui demande pas d’en parler sans cesse et à toute les sauces, mais il y a un certain déshonneur à s’épuiser à chasser les mouches du salon sans jamais envisager de fermer la fenêtre. 

ScreenHunter_2576 Apr. 15 15.08
Ceci est un fantasme d’extrême droite
ScreenHunter_2575 Apr. 15 14.53
« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
ScreenHunter_2578 Apr. 15 15.13
Nos meilleurs alliés

Engrenages: une série d’extrême droite ?

Trépidante, fluide et dense, la saison 6 d’engrenage est une franche réussite,  intéressante à plus d’un titre.

Le développement des personnages reste de grande qualité, réaliste et nuancé.

Le lieutenant Gilles Escoffier se montre tantôt emmerdeur ronchon, tantôt nounours altruiste. Ce dernier ne manque jamais de se prendre le bec avec son collègue, Tintin, qui lui se révèle capable de montée d’œstrogènes comme de démonstration de sang froid. Laure Berthaud, bulldozer sur le terrain et bourreau de travail,  s’effondre et fuit face à un bébé qui lui rappelle à quel point son mode de vie faité d’urgence et de stress est incompatible avec la maternité.

Confronté à de soudains problèmes de santé, le juge Roban oscille entre le courage de faire face et le refuge dans le déni. L’intrigue qui entoure Joséphine Karlasson est imaginative et s’appuie avec habilité sur les traits saillants du personnage, tout en dépeignant Maitre Edelman en  avocat cynique et ricaneur, néanmoins préoccupé du sort de sa consœur en danger.

Enfin, l’affaire de flics ripoux dépassés par leur combines offre une trame plausible, riche et prenante.

Une dimension politique sous-jacente

L’absence totale de propagande sirupeuse et vivreensembliste rend cette saison d’autant plus plaisante et pertinente. En effet, la série dépeint avec beaucoup de justesse et sans complaisance aucune une maire du 93 qui achète la paix sociale aux caids à coups de subventions, de clientélisme et de petits arrangements douteux. Cette dernière finit par se bruler les doigts des liaisons dangereuses qu’elle a entretenu par électoralisme, et la série décline cette thématique en pointant du doigt tous les conséquences très concrètes de cette politique semi-assumée de lâcheté et compromission :

  • Le local d’une association d’ « aide aux devoirs », généreusement payé par la mairie, n’a jamais vu l’ombre d’un livre de maths et sert à entreposer de la contrebande…
  • La maire dorlote les roms qui occupent un terrain public : après tout ce beau monde a le droit de vote au municipales !
  • Elle cède au chantage des frères Camara (duo de caids qui tiennent la cité) pour éviter que le quartier ne s’embrase…

On sent poindre une critique très sévère du dogmatisme socialisant derrière ce portrait au vitriol d’une maire socialiste, bernée et aveuglée l’image de « grand frère » sur laquelle s’appuient les frère Kamara.

Le triomphe du réalisme

A cet égard, les relations entre la maire de gauche et le commissaire Herville sont particulièrement savoureuses : c’est la confrontation entre la politique de l’autruche faussement naïve et le réalisme désabusé de celui qui regarde les choses telles qu’elles sont et non pas telles qu’il aimerait qu’elles soient. Quand madame la maire réalise qu’elle n’est plus à l’abri des voyous qu’elle protégeait jadis, elle courre voir le commissaire Herville pour quémander sa protection. Gageons qu’une pigiste du Nouvel Obs y verrait une odieuse ode à la société patriarcale et viriliste : «Entre la femme indécise et flottante (Laure Berthaud) et la maire pleutre et intrigante, Engrenages perpétue les clichés les plus éculés de l’autorité masculine et de l’ordre policier oppressif ».

L’image est forte et déclinable à l’infini : on imagine bien un Yann Barthès se réfugiant derrière les CRS pour échapper à une horde de « jeunes »…L’idéalisme et le relativisme finissent irrémédiablement par se fracasser sur le mur amer de la réalité.

Le spectateur averti sentira poindre des accents de « guerrila » quand une horde de bipèdes encapuchés prend d’assaut le commissariat.  On savoure également la mise en scène de la descente de police au camp de Rom dans le cadre d’une enquête criminelle : les manifestants pro roms y apparaissent comme des imbéciles hargneux qui ne font qu’envenimer une situation qui les dépasse.

On notera aussi un passage cocasse lorsque le caïd de cité, se surestimant de beaucoup, veut jouer dans la cour des grands en refourguant son or volé. En éternel grand enfant, kamara s’est fait rouler par son acheteur tel un bambin devant un illusionniste.

On imagine sans peine l’effroi d’un journaliste des Inrocks, fermant le clapet de son McBook après le dernier épisode et criant « mais…mais…c’est une série d’extrême droite » !

Ce que l’histoire du technicien orange révèle du féminisme

Chronique d’une société malade

Pour résumer l’affaire, un technicien Orange à envoyé le SMS suivant à une de ses clientes. Celle-ci  a contacté dans la foulée la hiérarchie du technicien : un CDI qui saute pour un « très jolie », l’addition sera salée pour l’infortuné…

Traitée de « jolie »,  la malheureuse victime (nous pensons bien sûr à cette jeune femme) doit être à cette heure-ci plongée dans un indicible désespoir, et endurer d’interminables crises de spasmes et de larmes. On espère que des psychologues à l’écoute l’aideront à surmonter cette épreuve…

  • Le pire n’est pas que si le technicien avait été beau gosse et à son goût, elle aurait plutôt répondu : « bah écoute je suis dipso vendredi…ça te dit d’aller prendre un verre ! »
  • Le pire n’est pas que cette même guerrière du droit des femmes baisse consciencieusement les yeux quand elle se fait alpaguer dans la rue par une bande de racaille « eh d’où tu nous ignore wallah, fait pas la pute sale chienne ! », et qu’une fois monté pour sa petite soirée de pré-trentenaires de merde avec des chips à 8€, du vin et de la musique lounge, elle dira avoir été emmerdé par des « relous », terme qui permet de ne jamais mentionner l’évidence sur l’appartenance ethnique de ces gentlemen…

Non, le pire est le sadisme désinvolte avec lequel elle affirme à l’effronté qu’elle va prévenir sa direction. Elle se gargarise de sa délation, et termine le message par un « très bonne journée » insupportable de cruauté et de pseudo ironie suffisante, la seule à laquelle ses capacités cognitives lui donnent sans doute accès.

La cerise sur le gâteau, c’est qu’elle poste le tout sur les réseaux sociaux. Par définition, quand on poste un contenu sur facebook, c’est qu’on estime qu’il renvoie une image positive, amusante ou intéressante de soi-même. Qu’elle se vante publiquement d’appeler au licenciement de ce technicien est particulièrement révélateur du malaise profond dans lequel nous sommes plongé. Il est quand même amusant de constater qu’il soit aujourd’hui « subversif » de penser que la réaction d’une fille saine d’esprit à un compliment léger et non réitéré devrait être – si elle n’est pas intéressée – un laconique « merci mais…», ou un haussement d’épaule avec un sourire ironique…

Il se trouve que cette victime tient un blog, sur lequel elle épanche sa dérisoire soif de visibilité pour satisfaire son narcissisme parisien de « femme » postmoderne. Je ne résiste pas à l’envie de recopier sa description, qui est une vraie caricature : « Parisienne de naissance, Rouquine et Tatouée, Social Media Manager, Végétarienne, ici je vous partage ma passion pour le minimalisme, la pop-culture, les voyages, le sport et le We ». On imagine sans peine poursuivre cette description à la place de cette pauvrette : « j’aime le petit journal et Xavier Dolan, ouverte sur le monde et à toute les cultures, ne supporte pas les intolérants. » Ce n’est pas le sujet, mais son « métier » vide de sens et improductif au possible est l’incarnation même de l’économie tertiarisée jusqu’à l’os, des « bullshits jobs » qui ne nécessitent aucun savoir-faire ou compétence spécifique.

Bref, on a très probablement affaire à une jeune fille s’étant fait retourner le cerveau par le poison corrosif qu’est le féminisme contemporain, contradictoire, revendicatif, absurde et agressif.

Victime et bourreau, le féminisme est un fléau

Le féminisme hystériste, qui par sa dévorante passion de la déconstruction, apprend aux filles qu’un regard de plus de 2,3 secondes équivaut à un viol en réunion, et que le sourire un peu trop chaleureux d’un collègue est ni plus ni moins qu’une agression qui tait son nom. On a dû lui apprendre à haïr la société patriarcale, terme qu’elle ne manquera pas de répéter dans l’espoir a demi-avoué que ça émaillera son discours de merde d’un vernis intellectualiste. Par son aspect revanchard et victimaire, ce féminisme destructeur instaure un rapport de force supplémentaire et néfaste entre les hommes et les femmes, il substitue à des relations sereines et décomplexées une suspicion permanente et une gène latente. « Ne suis-je pas trop patriarcal, à lui tenir la porte du métro ?», pensera le sous-homme urbain dans quelques années. Pétri d’hypocrisies et criblé de bugs 404 (Cologne 2015 et Suède tout le temps: quand l’immigré attaque la femme, que doit penser la féministe « de gauche » ?), le féminisme moderne mélange tout et criminalise la drague la plus inoffensive, comme un sourire ou un « vous êtes jolie ». Il est malhonnête en mettant le harcèlement qui sévit en Europe de l’Ouest sur le dos de l’homme en général. Pour le coup, la société patriarcale est peut-être fautive, mais celle du Maghreb ! Combien de femmes étaient agressées de la sorte dans le Paris ou le Stockholm des années 60 ?

ugly-feminist
Féministe dénonçant la société patriarcale

L’imposture principale du féminisme a été de faire passer la mise au travail des femmes pour de l’émancipation, c’est-à-dire de l’aliénation pour de la libération.  On pourrait ici embrayer sur une analyse systémique, expliquant en quoi le féminisme a été un rouleau compresseur bien utile au capitalisme, qui bénéficie ainsi virtuellement de deux fois plus d’employés et de consommateurs ! La libération de la femme, drap rouge de corrida pour la démocratie de marché : viens vers l’émancipation…encore…et hop ! Direction Auchan, à la caisse jusqu’à 20h30 !

Que vaut le beau regard d’un fils ou d’une fille face aux discussions à la machine à café avec Sandrine et Grégoire, tes collègues cons dans le dos desquels tu craches à la première occasion ? Que sont les premiers pas face aux délices du RER matinal, pour ne pas rater le briefing hebdomaire de ta « boite » ?  C’est vrai qu’entre de longs et tendres moments passés avec ses enfants, et les inénarrables joies des réunions et du self d’entreprise, l’émancipation fait mal là où elle passe !

Cette féministe au comportement si révélateur ne devra pas s’étonner de finir seule à 35 ans dans son appartement du 11eme arrondissement, à manger une boite de sushi hors de prix devant Netflix, sans aucun homme pour lui caresser les cheveux (ignoble marque d’une société patriarcale qui objectifie la femme) pendant son  insipide série…

Enfin, que les gens cessent de harceler où d’insulter cette pauvre fille, mais ne lui posent qu’une seule question « Etait-il vraiment utile de prévenir la hiérarchie de cet employé pour un seul compliment –certes déplacé – mais spontané ? »

La page facebook de la « victime de harcèlement »