L’affaire Medhi Meklat démasque la gauche antiraciste

Un jeune des cités devenu médiatique est au cœur d’une tumultueuse polémique. D’innombrables tweets du « jeune » ont été exhumés des tréfonds du réseau social. On y trouve, entre autres joyeusetés, de l’admiration pour Mohammed Merah, et un appel à casser les jambes du « fils de pute » Alain Finkielkraut.

Quand on se rappelle que Dieudonné avait pris le ciel sur la tête pour son « je suis charlie coulibaly », il  y a de quoi être interloqué.

Double standards

Il est fascinant de voir une certaine « gauche » (urbaine, postmoderne, déconnectée de la réalité) se précipiter pour appliquer à Meklat la ligne de défense qu’ils ont toujours refusé à Dieudonné : « c’était dans le cadre d’une performance artistiques, ce sont des propos au troisième degré, volontairement outranciers ».  La presse de gauche sociétale parisienne refuse de laisser tomber leur symbole d’un vivre ensemble fantasmé. Tout est donc bon pour sauver leur protégé ; l’affaire ne serait qu’un complot de l’omnipotente fachosphère. Les plus enclins à dénoncer le « conspirationisme » on recours aux mêmes ficelles dialectiques quand ils sont en difficulté..

Si Medhi s’était appelé Paul ou Pierre, les mêmes médias hurleraient, traumatisés par des propos « nauséabonds ». Dans une vidéo laborieuse et pas drôle sur Marion Maréchal Le Pen, les deux compères évoquent « les vertus de la haine qui coulent dans ton sang blanc ». On imagine à peine le tollé si le « sang blanc » avait été le « sang noir » dans une émission consacrée à Christiane Taubira…On remarque donc que ceux qui constamment se plaignent du racisme et se complaisent dans la posture victimaire semblent particulièrement obsédés par la couleur de peau. Son comparse Badrou, congoïde aux yeux mi clos et au QI à deux chiffres, se fend lui aussi de déclarations pleines de positivité comme « “ce pays pue la gerbe, ce pays pue la merde / ce pays pue la haine, ce pays pue Le Pen”. Baudelaire on vous dit !

Le serpent antiraciste se mord la queue

Le racisme inconscient de la gauche moderne type les inrocks : quand un noir ou un arabe médiatique est capable d’enchainer deux phrases sans buter ou sans fautes, il devient automatiquement un petit génie, un Flaubert en herbe. Consciemment ou inconsciemment, ils baissent leurs standards de « talent » dès qu’il s’agit des personnes des banlieues, forcément victimes d’un racisme systémique, forcément oppressés. Cette affaire révèle l’arnaque et la « cocuitude » du discours antiraciste officiel : « Les races n’existent pas » mais nique ta race. « On est tous pareils », mais on défend les frères wallah. Avec les cas Adama et Théo, cette affaire révèle la très forte solidarité ethnique que développent et entretiennent les « rebeus » et « renoi ». Le dernier roman de Meklat est ainsi consacré à l’affaire Traoré. Il est très révélateur de voir l’extrême gauche se démener pour s’inscrire dans la protestation banlieusarde sur fond de haine des flics – les antifas adorent l’acronyme ACAB (all cops are bastards, pour le coup l’amalgame est validé et proclamé !). En revanche, quand Rémi Fraisse (militant de gauche) est mort, on a pas vu les « quartiers » se mobiliser pour le martyr…

Askolovitch, avocat de la défense

Voir Claude Askolovitch se lancer dans un numéro de contorsionniste est un spectacle des plus amusants. Il nous dépeint Meklat comme un héros torturé, un écrivain maudit victime d’une ignoble chasse à l’homme. Meklat est le christ de Claude Askolovitch : il est crucifié pour mieux nous sauver de nos péchés. Askolovitch va chercher bien loin dans ses racines une explication/métaphore tellement hors-sol qu’elle en devient vraiment drôle : « J’avais, pour ce jeune homme qu’on disait antisémite, une explication venue du judaïsme médiéval. Il était le rabbin Löw, de Prague, créant un personnage maléfique pour protéger les siens » Chutzpah !

Dr Medhi Mr Meklat

La stratégie « non mais ce n’était pas lui, il jouait un personnage » vole en éclat lorsqu’on observe son attitude et ses propos lors d’un échange avec Eugénie Bastié. On à bel et bien affaire à un jeune des cités plein de névroses, de ressentiment et d’agressivité, pas à un poète au-dessus de la mêlée. Ce Meklat n’est ni plus ni moins qu’un branleur de cages d’escalier qui est passé à la télé…

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